Extraits

… Et l'azur envahira les cieux,

De ténèbres les horizons se teinteront,

Mais dès lors, les Hommes sauront.

 


 

L’Espoir d'oublier

 

Vol silencieux sur les calmes eaux du lac azur,

Espoir d'une Liberté tant attendue. Espérance.

Étendant ses ailes dans son envol là-haut. Renaissance.

Des larmes amères naissent à cette vue innocente. Impuissance.

Que je ne peux effacer d'un simple revers de mes mains encore fébriles.

 

Les oiseaux, créatures des airs, créature des cieux,

Maîtres du ciel bleu ou obscur, tempêté ou tranquille,

Qui semblent par tous temps conciliés avec les éléments.

Je les regarde, par mes yeux émus et malheureux.

Oh ! Que j'aimerai que ma peine s'en aille aussi avec eux !

 

Pour qu'un jour, je puisse enfin penser sans m'effondrer.

Pour qu'un jour je puisse enfin m'accorder mon Pardon,

D'avoir succombé à cette puissante vulnérabilité de la Passion.

Que le grondement de la Tourmente s'amenuise peu à peu...

Oh ! Que mon Cœur puisse un jour espérer oublier !

 

 

Solitude sur les hauteurs

 

Seule, sur le plus haut des promontoires, je me sens las de penser.

Observant la mer aux doux reflets, pourquoi me fait-elle si mal aux yeux

et mal au coeur? Depuis quelques temps la tristesse a envahi mes pensées.

Elle ne semble plus vouloir s'en aller. Malgré mes plus ardents vœux.

 

Du haut de ces hauteurs, mes jambes ne sont plus que tremblements,

Mes yeux sont larmes incessantes, mes mains humides de les essuyer.

Les sanglots ne réussiront à me quitter. Toujours ils trahiront mes amers sentiments,

Les remous de l'eau n'en apaisent la douleur car vers toi, se portent encore mes pensées.

 

Je veux pleurer. Je n'y réussis pas, mes Larmes ne peuvent passer.

Pourtant je les sens, elles sont là, elles brûlent mes paupières.

J'aspire l'air, respire lentement, tentant de me rendre un semblant de prospérité.

Mais même cet air me brûle les poumons et me fait mal. Trop de douleurs amères.

 

Respirer, je comprends que je ne le peux plus. Pour ainsi dire,

je n'existe même plus. Ma Vie c'était toi. La lassitude accapare mon Être.

Avec difficultés, je leur impose encore résistance. Mais je ne peux interdire

ma gorge de bouillonner de larmes amères. J'ai mal et je vais disparaître.

 

Ma douleur tu ne l’as pas vue. Les larmes me viennent, mes lèvres se crispent

pour les empêcher de déborder. Pourtant le Désespoir est tel

Que je finis par les libérer. Des larmes tombent et s'échouent.

Leur chute de mes yeux vers le sol est extraordinairement longue, éternelle.

 

Je suis seule. Autant par la présence que par le cœur.

Pourtant je me félicite que personne ne soit là, que tu ne le sois pas.

Je sens mes mains trembler le long de mon corps, me répétant ces mots en chœur.

Ces mains, impuissantes à ma peine. Ma pensée, elle m'a abandonnée, déjà.

 

Mon esprit erre le long des côtes escarpées de la mer,

Cherchant à fuir, à s'enfuir très loin de moi-même.

Très loin de ce Moi qui ne peut échapper à Son funeste Destin.

C'est alors que je comprends, la terrible révélation que je me refusais.

 

Mon esprit est tellement rattaché à ce tu es, à ce que tu remues en mon esprit,

Qu'il ne pourra jamais s'y détacher, et ma silhouette désillusionnée,

condamnée aux larmes, au trépas et à l'errance, ne pourra t'oublier.

Mon cœur pleure, les sanglots se resserrent, je vais sombrer.

 

Sombrer. Mais si tu savais comme cela m'importe peu !

Cri. Cri d'un désespoir muet. Personne ne l'a entendu

A part moi. Oh ! Mes sanglots sont si douloureux, si douloureux

Que je ne pourrai les taire. Je me penche vers l'avant. Souffle perdu.

 

Souffle impuissant.

 

Chaque respiration me coûte. Je n'ai même plus la force de vivre.

Résister. Résister? A quoi cela pourrait-il me servir ?

Je recherche la liberté et ici, je ne me sens qu'emprisonnée.

Derrière la prison de mon cœur, je ne veux plus subir.

 

Le corps emporté tombe, les dernières larmes sur ses joues sèchent.

Ces larmes, derniers signes de vie, s'évanouissent et s'envolent comme sa vie.

La chute est pourtant lente. Elle sent la Mort approcher et son âme s'élever.

Dans une gerbe d'eau elle s'engouffre. Et est engloutie.

 

Libérée.

30/10/2008

 

 

Volonté de...

 

Volonté de dire...

Volonté de taire...

Incompatibilité en soi.

Volonté de parler...

Volonté de crier...

De se sentir unie.

Volonté de respirer.

Volonté d'être ...

Vouloir regarder vers le ciel.

Volonté d'écrire...

Les mots sortent tout seuls,

Portés par la pensée.

 

Inspiration subliminale.

Sentiment de liberté,

Les mots ont une âme.

Les sons sont souffles de vie

Telle la musique portant ses notes

Au-delà de toutes choses.

La poésie respire l'aspiration même,

Supplantant toutes choses,

Soulignant la pensée de l'auteur,

Devenant le Hermès moderne.

Volonté de se libérer.

Volonté d'écrire...

 

Écrit le 29/10/09.

Par Aurore G.

~~~~~~~~

Quantité

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×